Changer d’outil de production :
le démantèlement comme première étape
Remplacer une machine, retirer un équipement obsolète, ou encore renouveler une ligne de production…
Vos projets de modernisation d’atelier commencent souvent par un bon de commande et une date de livraison.
Mais entre la décision d’investir et la mise en service du nouvel outil de production, la dépose de l’ancien
est une étape stratégique dans votre planning.

Les réalités techniques d’un retrait de machine industrielle
Quelle que soit la nature du chantier ou le secteur d’activité, certaines contraintes techniques reviennent systématiquement et impactent le planning de modernisation d’atelier. Car le démantèlement industriel n’est pas un « simple démontage ».
Une machine à l’arrêt n’est pas une machine inerte.
Avant toute manutention, les huiles, liquides de refroidissement et air comprimé sous pression dans les circuits doivent être purgés et sécurisés. En environnement alimentaire ou pharmaceutique, les protocoles peuvent être encore plus exigeants.
Le poids réel des équipements est à considérer
Après des années d’utilisation et de modifications (avec par exemple l’ajout d’outillage, de protections, de convoyeurs périphériques…), le poids peut dépasser celui de la fiche technique d’origine. Et quand les moyens de levage sont dimensionnés sur une donnée erronée, il est malheureusement possible de se retrouver le jour J avec un chariot ou une grue qui ne peut pas sortir l’équipement en un bloc.
Lors de la dépose de cuves sur un site industriel de la Loire, c’est justement parce que le poids et les gabarits avaient été anticipés correctement qu’il a été possible de les évacuer en monobloc, sans découpe intérieure, avec une grue mobile de 18 tonnes et un chariot de 6 tonnes.
Produire et démanteler en même temps nécessite une excellente organisation
Sur ce même site, l’atelier voisin restait en production pendant toute l’opération. Cette coactivité nous a imposé de sécuriser les zones et d’organiser les circulations, et les horaires d’intervention, avec les équipes en poste.
L’accès peut conditionner tout le chantier
À Andrézieux-Bouthéon, nous avons dû intervenir par l’extérieur du bâtiment pour retirer l’ancien bras manipulateur, et faire entrer le nouveau. Une opération délicate comme celle-ci, nous a demandé de synchroniser trois flux dans une fenêtre serrée : l’intervention des bardeurs, la livraison du nouveau bras, et nos équipes de manutention pour la dépose et la pose.
Le démantèlement des machines et l’installation du neuf forment un seul projet
Sur un site industriel de Saint-Pierre-de-Chandieu dans le secteur de l’agroalimentaire le projet ne consistait pas seulement à retirer des cuves en inox, il fallait installer les neuves dans la foulée.
Les anciennes cuves ont été démontées et évacuées pour recyclage. Les neuves ont ensuite été roulées jusqu’à leur emplacement au Power Attack et redressées au bras de grue dans des délais réduits. Pour le client les opérations de manutention ont été fluides, avec un seul enchaînement et un seul interlocuteur.

Ce séquençage a résulté de plusieurs arbitrages, anticipés bien avant le jour J :
- Le calendrier : le retrait de l’ancien équipement est entré dans le rétroplanning dès la commande du neuf. En effet, intégrer le planning du démantèlement industriel au plus tôt, c’est éviter de se retrouver avec un équipement livré et avoir nulle part où l’installer.
- Les moyens : il a fallu choisir les engins adaptés. Un simple chariot de maintenance ne remplace pas un chariot compact de 16 tonnes ou une grue mobile.
- La valorisation a été pensée en amont. Un démontage industriel sérieux permet de trier et de valoriser ce qui peut l’être : des cuves en inox, des composants mécaniques, des sous-ensembles réutilisables… Tout envoyer en benne sans trier, c’est potentiellement perdre de l’argent et s’exposer à un défaut de traçabilité.
- L’espace : le plan d’implantation de la nouvelle machine ne suffit pas, il faut aussi prévoir la zone de démontage, le stockage temporaire et le chemin de circulation des engins. Par exemple, à Saint-Pierre-de-Chandieu, le roulage des cuves neuves au Power Attack a nécessité un dégagement sur toute la longueur du bâtiment.